Un bilan très positif

Le 1er avril 2015, la fusion entre le Centre national du transport avancé (CNTA) et l’Institut du transport avancé du Québec (ITAQ) promettait de repousser les frontières du savoir dans la sphère véhiculaire. Or, à l’occasion de son premier anniversaire, l’organisme né de cette alliance, l’Institut du véhicule innovant (IVI), est fier de présenter un bilan riche en résultats.

Alors que le déploiement de la filière du véhicule électrique devient un enjeu économique national pour le gouvernement du Québec, l’IVI – un Centre collégial de transfert de technologie (CCTT) affilié au Cégep de Saint-Jérôme – s’est illustré comme la référence pour l’avancement de la recherche appliquée et du développement de technologies de véhicules diminuant l’empreinte écologique. « Je suis très fier des résultats accomplis en si peu de temps. L’IVI est déjà considéré comme un pilier et un partenaire de choix, tant par l’industrie que par le gouvernement du Québec qui nous a accordé sa confiance dans l’accomplissement de plusieurs initiatives inscrites au Plan d’action en électrification des transports 2015-2020 », a déclaré François Adam, directeur général de l’IVI.

La fusion a permis à la fois d’augmenter ses infrastructures et ses ressources. Le centre est doté d’un laboratoire de tests et d’un atelier pour véhicules lourds. « En un an, nous avons engagé trois nouveaux ingénieurs et un technicien pour répondre à la demande de nos clients et nous sommes encore en recrutement. Nous comptons aujourd’hui 16 ingénieurs spécialisés dans la conception de systèmes électriques, mécaniques, robotiques, mécatroniques et logiciels embarqués, appliqués au domaine du véhicule électrique et du stockage d’énergie. » a souligné avec fierté Frederick Prigge, directeur de la recherche et du développement à l’IVI.

Dans le cadre du volet formation de sa mission de CCTT, l’IVI est très heureux d’avoir collaboré avec la Formation continue, services aux entreprises et International (FCSEI) du Cégep de Saint-Jérôme à la mise sur pied d’une Attestation d’études collégiales (AEC) en technologie des véhicules électriques. « La cohorte qui a débuté en février constitue une première en Amérique de Nord! Les entreprises du créneau peuvent compter sur nous pour leur fournir une main-d’œuvre qualifiée dans cette filière d’avenir » de dire Nadine Le Gal, directrice générale du Cégep de Saint-Jérôme et membre du conseil d’administration de l’IVI.

Au chapitre des réalisations, l’IVI a conduit plusieurs projets majeurs durant la dernière année, lesquels  auront très certainement des retombées économiques, sociales et environnementales pour le Québec :

Autobus LION

Plusieurs des ingénieurs de l’IVI ont travaillé avec l’équipe technique du E-Lion à optimiser la première série commerciale des autobus scolaires 100 % électriques. « Après avoir développé le prototype, il était important d’effectuer un bon transfert technologique vers l’entreprise. Nous serons toujours en soutien auprès d’Autobus LION, mais notre mission est d’aider l’entreprise à innover et être autonome » a mentionné François Adam.

Téo Taxi

Durant la phase pilote de 18 mois, l’IVI est responsable du volet scientifique du tout nouveau service de taxis électriques montréalais. Les taxis sont munis de systèmes d’acquisition de données. Chaque jour, une Tesla S, une Kia Soul ou une Nissan Leaf sont en essai sur un dynamomètre du laboratoire. La performance, la fiabilité et l’état de vieillissement des pack batteries dans des conditions extrêmes sont évalués en vue de fournir des données essentielles au déploiement d’un service de taxis électriques à grande échelle.

Les véhicules électriques autonomes ARION

Basé sur une approche collaborative entre l’industrie et le milieu de la recherche, ARION réunit 17 partenaires dotés d’expertises complémentaires dans le but de développer un savoir-faire pour le guidage automatisé de véhicules électriques hors route, principalement pour des applications agricoles, récréotouristiques et industrielles. Ce projet a un budget de 3,2 M$ sur cinq ans, dont 2,3 M$ proviennent du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), 680 k$ des partenaires privés et 220 k$ d’InnovÉÉ.

Aéroport de Calgary

En partenariat avec FPInnovations, Précicad, Kargo et Deutschman Design, l’IVI a développé un prototype de la navette électrique pour l’Aéroport de Calgary. Vingt navettes sont en production à l’usine d’Alma de Kargo et celles-ci circuleront dans le terminal international de l’aéroport dès le mois d’octobre prochain.

LTS ePropulsion

L’IVI a travaillé en étroite collaboration avec LTS à élargir son portfolio. En effet, LTS et la compagnie américaine Nordco ont développé conjointement le premier tracteur ferroviaire 100% électrique de grande capacité et elles ont fait appel à l’IVI pour les assister dans la réalisation du projet.

Nordresa

Sylvain Castonguay, auparavant directeur de l’innovation de l’IVI, a créé sa propre entreprise, Nordresa, avec l’objectif de commercialiser un véhicule de livraison.  « Nous travaillons ensemble sur l’électrification d’un premier prototype pour le transport de colis en zone urbaine. Le Québec a besoin d’intégrateurs et nous sommes très heureux lorsqu’un entrepreneur ose se lancer dans la fabrication de véhicules électriques », a affirmé François Adam.

Ainsi, l’IVI s’est déjà positionné comme une ressource stratégique et un catalyseur d’innovation qui, grâce à son vaste réseau de partenaires, possède tous les atouts pour assurer la réussite des projets qui lui sont confiés.

« Je me réjouis de constater que l’IVI a dépassé ses objectifs et poursuit sa croissance avec brio. Car si le nombre de collaborations augmente, c’est signe que, de plus en plus d’organisations sont désireuses de mettre sur le marché des produits à la fois intelligents et non polluants. Cela ne peut être qu’une bonne nouvelle pour l’avenir » a conclu Yves Provencher, président du conseil d’administration de l’IVI.